Sa critique : Film puissant et dérangeant....
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Golden Globes 2010
Meilleur Film Etranger
Image :
16/9 (1.85:1)
Détail du son :
Dolby Digital
Un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale. L'histoire d'enfants et d'adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village et celle de leurs familles: le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans... D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela?
Sa critique : Film puissant et dérangeant....
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Sa critique : On m'en avait dit beaucoup de bien, j'ai été très déçu! C'est un film engagé mais lent, avec une histoire tarabiscotée, des images insipides et un scénario vide. Je l'ai regardé à vitesse accélerée pour en être vite débarassé.
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Sa critique : S'il fallait trouver un plus petit commun dénominateur à la filmographie de Michael Hanneke, ce serait cette éternelle quête des racines de la violence et du totalitarisme qui affleure à travers toute son oeuvre. Mais là où sa dernière réalisation, le remake U.S. de "Funny Games" brillait par son nihilisme total, "Le Ruban Blanc" se montre beaucoup plus suggestif, bien que Hanneke se refuse comme toujours à toute morale trop explicative. Sous ses airs de Thema Arte en noir et blanc tendance "Eco-musée" sur l'Allemagne protestante rurale du début du siècle, sous ses références trompeuses au cinéma fantastique (parce que "Le Village des Damnés" n'est quand même vraiment pas loin!), le réalisateur autrichien dresse le tableau d'une société sclérosée et immobiliste, où la chape de plomb morale ne sert qu'à couvrir les vices et l'oppression brutale des possédants sur les autres. De ce contexte ne peuvent naître que des monstres... qu'un rapide calcul aura tôt fait de repositionner, en pleine force de l'âge, dans l'Allemagne des années 30. On frôle alors le point Godwin des explications simplistes sur la montée de la Bête immonde mais, en se contentant de disséminer les clés de compréhension et en laissant le spectateur en tirer ses propres développements, Hanneke esquive - à la limite de l'entourloupe - les critiques de ce type, et laisse une nouvelle fois l'impression d'un travail intrigant, d'un cinéma exigeant, visuellement et thématiquement, (pas de solution, pas d'explications, une conclusion abrupte), pas forcément passionnant à suivre durant 2h30 (les tribulations villageoises, ça va un temps...), mais qui a le mérite de susciter d'intéressantes réflexions et de s'inscrire dans une continuité parfaitement logique pour le cinéaste.
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