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Much Loved (2015)

Emotion/drame

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Much Loved (2015) dvd

SYNOPSIS :

Marrakech, aujourd'hui. Noha, Randa, Soukaina et Hlima vivent d'amours tarifés. Ce sont des prostituées, des objets de désir. Vivantes et complices, dignes et émancipées, elles surmontent au quotidien la violence d'une société qui les utilise tout en les condamnant.

Réalisé par :

Nabil Ayouch

PHOTOS DU FILM :

FORMAT DISPONIBLE Audio Sous-titres Public Durée IMAGE SON Pays
DVD
FRAR FRNL 16 104 Min 16/9 compatible 4/3 (1.85) Dolby Digital France
4 critiques
Trier par :

    Kodiak Publié le 23/08/2017

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    5_pen (69 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-onStar-off

    Sa critique : Le film a le mérite d'aborder un sujet tabou. Le style du film est plaisant et montre une réalité souvent occultée.

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  • Marc Publié le 17/08/2016

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    5_pen_3_fr (1834 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-offStar-off

    Sa critique : Interdit de projection dans son pays d’origine pour “outrage à la morale et à la femme marocaine”, son réalisateur vilipendé et menacé de mort et son actrice principale physiquement agressée au point de préférer se réfugier en France...qu’est ce que “Much loved” avait bien pu faire pour susciter une telle levée de boucliers ? Tout bêtement, le film de Nabil Ayouch aborde frontalement la question de la prostitution à Marrakech, véritable secret de polichinelle tant l’Europe et les pays du Golfe y déversent de pleines cargaisons de touristes sexuels tandis que le pouvoir marocain ferme les yeux sur une situation dont il ne veut surtout rien savoir : les scènes de sexe crues et dépassionnées du film, le langage fleuri de ses protagonistes et la consommation d’alcool à l’écran ne pouvaient que susciter la fureur des islamistes et autre conservateurs. Pourtant, “Much loved” n’est ni voyeuriste, ni même critique (en tout cas, pas ouvertement) : son objectif n’est pas de juger ou d’asséner une morale facile mais d’exposer au grand jour cet envers du décor que personne ne souhaite voir : qu’au delà des objets sexuels soumises aux caprices des riches visiteurs, il y a des femmes qui souffrent, qui s’épaulent et se soutiennent, se disputent, doutent, craquent, aiment même, parfois. Que derrière la pute, il y a une fille qui tente d’économiser pour partir chercher son père en Espagne, il y a une mère qui ne voit pas souvent son fils, il y a une soeur qui soutient comme elle peut sa famille pauvre ; que derrière celle qui accepte qu’un homme dispose de son corps à sa guise pour pouvoir (sur)vivre, il y a aussi une femme émancipée des contingences et des obligations de la norme comportementale majoritaire. Ayouch, conscient que son regard masculin serait de trop, laisse le champ libre à ses actrices, amatrices pour la plupart, qui portent le film à elles seules et appuient leurs compositions sur le vécu des véritables prostituées qu’elles connaissent. L’aspect “documentaire fictionnel” prend du coup nettement le pas sur un scénario pas toujours bien écrit et pas particulièrement essentiel à la bonne marche de “Much loved”. On pourra regretter que le réalisateur s’éparpille un peu en abordant d’autres sujets qui fâchent sans pouvoir leur donner corps: le rôle trouble de la police, la prostitution masculine en corrollaire d’une certaine homosexualité refoulée dans le monde arabe, l’hypocrisie des familles qui profitent de cette manne financière tout en prétendant protéger leur réputation et leur honneur. En tout cas, le bon accueil reçu par “Much loved” en Europe n’a définitivement rien à voir avec une quelconque compassion envers ses conditions de fabrication et de diffusion (Film “Libre” dans pays arabe puritain et répressif = chef d’oeuvre obligatoire) : si c’était le cas, “Much loved” serait courageux mais ennuyeux. Or, les portraits réalistes de ces femmes de la nuit, qui naviguent au gré des circonstances entre soirées privées au luxe vulgaire, expédients plus ou moins honnêtes pour assurer le quotidien et rêveries romantiques, renvoient une image dure mais sans faux-semblants, sous laquelle on sent poindre l’admiration sincère du réalisateur, du quotidien de ces “invisibles” fortes-en-gueule et irrésistiblement attachantes.

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  • François Publié le 04/03/2016

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    5_pen_3_fr (1112 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-onStar-off

    Sa critique : Totalement d'accord avec Dolores. A voir, franchement.

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