The Lobster (2015)

Comédies, Science-fiction, Romance

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The Lobster (2015) dvd

SYNOPSIS :

Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l'Hôtel et a 45 jours pour trouver l'âme soeur. Passé ce délai, elle sera transformée en l'animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s'enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants ; les Solitaires.

Réalisé par :

Yorgos Lanthimos

PHOTOS DU FILM :

FORMAT DISPONIBLE Audio Sous-titres Public Durée IMAGE SON Pays
DVD
EN FRNL all 118 Min 16/9 compatible 4/3 (1.85) Dolby Digital Royaume-Uni

Festival de Cannes 2015
Prix du Jury
Palm Dog - Prix du Jury

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4 critiques
Trier par :

    Yves Publié le 07/11/2017

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    4_pen (51 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-offStar-offStar-offStar-off

    Sa critique : Une bonne idée de départ, décalée, certes, mais ça fait du bien de voir autre chose qu'un blockbuster formaté. Si on est "ouvert" et qu'on "entre" dans le film, on a droit à une bonne première partie (l'hôtel), avec une ambiance étrange et surréaliste, des personnages intéressants. Et puis le film se décompose: la deuxième partie (les fugitifs) se traîne en longueur, est incohérente, caricaturale... Encore l'une ou l'autre idée intéressante (les enfants, l'expédition en ville...), mais l'ensemble ne fonctionne plus. L'auteur avait un bon concept mais il a oublié qu'il fallait un scénario pour l'exploiter.

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  • dolores Publié le 05/11/2016

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    5_pen_2_fr (482 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-onStar-off

    Sa critique : Bienvenue en Absurdie ! Loin du non sens des Monthy Python, le monde que nous propose Lanthimos fait froid dans le dos, met mal à l'aise par ses trop proches rapports avec le nôtre. Il réussit à nous faire réfléchir sur l'état des relations humaines en nous en proposant une palette très particulière. Le spectateur découvre peu à peu le fonctionnement de "l'hôtel", des "Solitaires" (apparemment ennemis jurés mais tout aussi "barrés") et les choix que notre Lobster va poser. Ce n'est ni lourd, ni démonstratif ni même moralisateur et c'est ce qui fait la force du film. Tout semble si proche du monde actuel que les relations perverties entretenues par les protagonistes n'apparaissent que comme des exaspérations de ce qui est aujourd'hui et ça fait mouche. Très peu d'effets spéciaux, des acteurs convaincus (jusqu'à Colin Farrell) et une dose d'imagination en font un film qui invite à réfléchir. Si certaines scènes ou certaines réparties ou situations font sourire, c'est en référence à ce qui se passe trop souvent dans notre monde de référence (la "location" d'enfants pour aider un couple) ... Intello mais juste.

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  • Marc Publié le 29/09/2016

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    5_pen_3_fr (1916 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-onStar-off

    Sa critique : Un des derniers électrons libres du cinéma international à travailler ailleurs que dans l’obscurité des circuits Art et Essai, Yorgos Lanthimos bâtit, petit à petit, une filmographie unique, où la critique sociétale le dispute à la comédie noire et absurde et où tout, absolument tout repose sur le “High-concept” dont ses films ne sont finalement que les simples développements, amusants ou terrifiants mais toujours désordonnés. Fidèle à ce processus de fabrication récurrent, “The lobster” fait découvrir au spectateur un monde où le célibat est proscrit et les individus concernés, accueillis/emprisonnés dans un luxueux sanatorium où ils disposent de quarante-cinq jours pour trouver l’âme soeur sous peine d’être transformés en l’animal de leur choix. Au fil des scènes, on en apprend davantage sur les règles délirantes qui agrémentent cette procédure correctionnelle, comme la traque aux “solitaires” endurcis de la forêt voisine qui permet de gagner quelques jours de répit supplémentaires, ou l’obligation pour les couples de partager une caractéristique physique ou morale commune pour que leur union soit validée. Ce traitement par l’absurde n’est pas nouveau chez Yorgos Lanthimos : on se souvient de la cellule familiale férocement désaxée de “Canine” ou des agents s’insinuant dans les familles pour remplacer le défunt et accélérer le processus de deuil qui tenait lieu d’idée centrale à “Alps”. Pour autant, derrière les notes de folie douce que dégagent cette succession de concepts bien barrés, les films de Lanthimos m’ont toujours semblé profondément anxiogènes, peuplés de silhouettes éteintes qui errent dans des environnement mornes et impersonnels régis par des règles grotesques aux forts relents de fascisme. Cela fait partie du jeu, évidemment, mais il vaut mieux savoir à l’avance que les tendances profondes de l’auteur ne le portent pas vraiment vers la gaudriole. Il n’empêche qu’il parvient, ici encore, à rendre cohérent et vraisemblable un système régi par des lois qui dépassent l’entendement, même si cette source unique de développements narratifs est, comme toujours, vouée à s’épuiser peu à peu. C’est l’autre faiblesse récurrente des oeuvres de Lanthimos, dont l’intérêt ne peut perdurer qu’en fonction de la puissance du concept de départ et de ses potentialités de renouvellement. Cette fois, le réalisateur parvient à rebondir : le délai s’étant épuisé sans qu’il parvienne à établir une véritable relation, le sujet (un bedonnant Colin Farrell) s’enfuit chez les “Solitaires” et plonge dans une société nomade aux pratiques autocratiques inversées puisque dans ce nouveau microcosme, l’interdit concerne l’établissement de relations proches. Cette seconde partie n’a cependant pas la force de la première, même si elle renferme également quelques trouvailles intéressantes. On pourrait aisément détecter dans cette fable détraquée une critique féroce de l’injonction au bonheur et à l’amour devenu un véritable leitmotiv dans les société occidentales mais il ne faudra pas trop compter sur le réalisateur, qui préfère de loin l’observation des dysfonctionnements à leur justification, pour abattre ses cartes. Même si on peut se sentir un peu frustré du flou dans lequel “The lobster” évolue à dessein, on ne pourra qu’apprécier le fait qu’il existe encore de la place pour un cinéma aussi ambitieux et “différent” que peut l’être celui de Yorgos Lanthimos, au point qu’on lui pardonnera sans difficultés ses quelques errements et faiblesses.

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