Victoria (2016)

Comédies, Françaises, Emotion/drame

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Victoria (2016) dvd

SYNOPSIS :

Victoria Spick, avocate pénaliste en plein néant sentimental, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex-dealer qu'elle a sorti d'affaire. Le lendemain, Vincent est accusé de tentative de meurtre par sa compagne. Seul témoin de la scène, le chien de la victime. Victoria accepte à contrecoeur de défendre Vincent tandis qu'elle embauche Sam comme jeune homme au pair. Le début d'une série de cataclysmes pour Victoria.

Réalisé par :

Justine Triet

PHOTOS DU FILM :

FORMAT DISPONIBLE Audio Sous-titres Public Durée IMAGE SON Pays
DVD
FR all 90 Min 16/9 (2.40:1) Dolby Digital France
1 critique
Trier par :

    Marc Publié le 11/12/2017

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    5_pen_3_fr (1948 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-offStar-off

    Sa critique : Repérée il y a quatre ans pour “La bataille de Solferino”, un curieux mélange de fiction (une dispute de couple) et de réalité (l’élection présidentielle), Justine Triet revient avec un second film moins artisanal, davantage écrit et maîtrisé...quelque chose qui confirme qu’elle pourrait bien devenir une réalisatrice française qui compte dans les années qui viennent : voici donc “Victoria”, femme au bord de la crise de nerfs qui passe d’amants en amants pour mieux fuir l’engagement et fréquente les tribunaux en tant qu’avocate pour défendre les uns - un ami accusé d’avoir poignardé sa femme - et en tant que plaignante pour attaquer les autres - un ex mari indélicat, qui balance sa vie intime sur un blog sous couvert de fiction. Le film repose tout entier sur cette confusion des valeurs, où sphères privées et professionnelles s’entremêlent jusqu’à former un piège inextricable : un écrin de choix pour Virginie Efira qui confirme sa position de plus en plus prépondérante - et méritée! - au sein du cinéma français. Si le schéma de base n’est ici pas foncièrement différent de celui d’une comédie romantique (ou d’un drame comique, ou d’une romance dramatique, selon la couleur dominante qu’on y décèlera), “Victoria” ne privilégie en définitive aucune de ces orientations à l’exclusion des autres, de même qu’il refuse de choisir entre proposition d’auteur et divertissement populaire. C’est une romance si discrète et atypique qu’il est difficile de la percevoir comme le moteur principal des actions et des choix de Victoria. C’est un drame qui ne voit pas l’utilité de convoquer autre chose que la banalité des déboires de l’existence moderne, et dresse le portrait d’une héroïne à la fois forte et fragile sans user du moindre effet de manche. C’est une comédie burlesque au sens où l’étaient les classiques hollywoodiens de Blake Edwards, qui ne tombe jamais dans les excès caricaturaux auxquels se croient obligées de se livrer les rom’com pour s’assurer que tout le monde a saisi la vanne : des éléments aussi improbables que la convocation d’animaux à la barre en qualité de témoins, ou une plaidoirie sous acide s’inscrivent dans une logique humoristique indirecte et témoignent d’une approche plus sophistiquée que la moyenne du genre. “Victoria” offre au final un résultat admirablement équilibré et, oui, peut-être bien, impose son auteure comme une petite révélation du cinéma français.

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