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The Handmaiden (Mademoiselle) (2016)

Emotion/drame, Thriller, Romance

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The Handmaiden (Mademoiselle) (2016) dvd

SYNOPSIS :

Corée. Années 30, pendant la colonisation japonaise. Une jeune femme est engagée comme servante d'une riche japonaise, vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d'un oncle tyrannique. Mais Sookee a un secret. Avec l'aide d'un escroc se faisant passer pour un comte japonais, ils ont d'autres plans pour Hideko…

Réalisé par :

Chan-wook Park
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Nouvelle sortie
VOD CINéART
coût 2 crédits

PHOTOS DU FILM :

FORMAT DISPONIBLE Audio Sous-titres Public Durée IMAGE SON Pays
DVD
VOD
FRJPKO FRNL 16 139 Min 16/9 (2:35) compatible 4/3 Dolby Digital Corée
1 critique
Trier par :

    Marc Publié le 09/02/2017

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    5_pen_3_fr (1685 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-offStar-off

    Sa critique : Depuis “OldBoy”, les réalisations de Park Chan Wook ne m’ont jamais totalement convaincu même si on y décèle à chaque fois la promesse et l’ébauche d’un Très Grand film. Ce sera à nouveau le cas avec “Mademoiselle”, adaptation d’un roman situé à l'époque victorienne transposé dans la Corée coloniale des années 20, qui constitue malgré tout sa meilleure performance depuis “Lady vengeance” voici plus de dix ans. Film véritablement protéiforme, “Mademoiselle” est avant tout l’histoire d’une manipulation orchestrée par un faux aristocrate et une soubrette pour capter la fortune d’une riche héritière, un complot bien huilé qui déraillera lorsque les sentiments feront irruption dans la relation entre les deux femmes. L’intérêt de ce mélodrame criminel (qui devient plutôt un “polar mélodromatique” dans sa seconde partie!) est d’être racontée selon plusieurs points de vue, à la “Rashômon” en quelque sorte, la relecture éclairant à chaque fois d’une logique nouvelle les événements les plus cryptiques du récit précédent. Ce jeu de dupes et de miroirs, parfaitement retranscrit dans une mise en scène qui repose sur des cadrages rigoureusement inversés, se double d’une romance - une vraie cette fois - à travers de sensuelles scènes d’érotisme lesbien, aussi explicites que dans “La vie d’Adèle”. Ajoutez y un petit sous-texte de lutte sociale (entre le prolétariat et les nantis) et politique (les relations entre Japonais et Coréens), quelques traits d’un humour coréen toujours aussi difficiles à appréhender une atmosphère trouble de perversion sexuelle et psychologique et quelques scènes de violence sadienne et vous obtiendrez un film complet et complexe….mais également un peu boursouflé, ce qui est un reproche récurrent qu’on peut adresser au cinéma coréen et à Park Chan Wook en particulier. Il s’agit probablement d’une perception différente de la construction et du tempo optimal d’un film : d’ailleurs, le récent “The strangers”, dans un créneau très différent, souffrait également de cette particularité. Il n’empêche que “Mademoiselle” aborde tant de genres cinématographiques différents et prend tant de temps pour en arriver à sa conclusion qu’on se retrouve dans la configuration déstabilisante d’un film qui peut captiver, puis susciter un ennui prononcé, avant de redevenir passionnant en l’espace d’une vingtaine de minutes. Formellement, Park Chan Wook reste un maître, les ruptures de ton du récit sont dans l’ensemble bien gérées mais “Mademoiselle” aurait gagné à être plus ramassé sur lui-même (même si les scènes perçues comme superflues ont peut-être toute leur raison d’être auprès du public coréen) et à ce que son tourbillon d’influences - selon les scènes, on pense autant à Oshima qu’à Hitchcock ou Tarantino - ait été un peu mieux digéré.

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