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La Tour Sombre (2017)

Action, Aventure, Fantastique

(12 votes)
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La Tour Sombre (2017) dvd

SYNOPSIS :

Le dernier Pistolero, Roland Deschain, est condamné à livrer une éternelle bataille contre Walter O'Dim, alias l'Homme en noir, qu'il doit à tout prix empêcher de détruire la Tour sombre, clé de voûte de la cohésion de l'univers. Le destin de tous les mondes est en jeu, le bien et le mal vont s'affronter dans l'ultime combat, car Roland est le seul à pouvoir défendre la Tour contre l'Homme en noir…

Réalisé par :

Nikolaj Arcel

PHOTOS DU FILM :

FORMAT DISPONIBLE Audio Sous-titres Public Durée IMAGE SON Pays
Blu-ray
DVD
FRENIT FRNLEN 12 91 Min 16/9 (2.40:1) Dolby Digital États-Unis
2 critiques
Trier par :

    Marc Publié le 30/04/2018

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    5_pen_3_fr (1835 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-offStar-offStar-offStar-off

    Sa critique : Ca y est, enfin, je me suis finalement décidé à la voir, cette adaptation qui constituait, rien que sur le papier, la plus grande déception et l’échec le plus cinglant de l’année 2017, une démonstration cynique de la manière dont il est possible de saboter un potentiel gigantesque, juste pour limiter les coûts et en tablant sur la possibilité que les spectateurs soient des cons finis. Adapter plusieurs milliers de pages en une malheureuse heure trente de rien du tout, ce n’est même plus un pari audacieux, c’est un suicide, un non-sens total : on pouvait déjà argumenter qu’une belle réussite comme le récent portage de ‘ça’ se serait beaucoup mieux épanoui au format série. Avec ‘La tour sombre’, ce constat est plus qu’une certitude : dans le meilleur des cas, avec les bons showrunners, il aurait été possible d’en tirer quelque chose de la trempe d’un ‘Game of thrones’...et j’ai cru jusqu’au bout que le film serait une sorte de Pilote qui ne dirait pas son nom, un coup de sonde pour tester la viabilité de l’adaptation en série : plus précisément, une adaptation du premier tome, ce bouquin court, un peu maladroit et qui ne donnait aucune idée de ce que l’histoire allait devenir par après. Au fond, si vous n’avez jamais ouvert le moindre volume de la collection, ou plus simplement jamais entendu parler de La Tour Sombre, vous vous trouvez peut-être dans l’unique cas de figure où son adaptation pourrait vous satisfaire....et encore ! Même dans cette configuration spécifique, cette bouillie maladroite de western, d’Heroic-Fantasy et de Science-fiction, confuse et elliptique, n’a pas beaucoup d’atouts à faire valoir..et les quelques qualités qu’on détecte ici et là, comme l’ébauche d’un univers visuellement intéressant ou des gunfights pas désagréables, ne font que rendre l’impression de gâchis encore plus cuisante. Faire incarner Roland de Gilead, que tout le monde se représentait physiquement de la même façon, par cette armoire à glace de Idriss Elba, a peut-être fait couler beaucoup d’encre mais c’est bien le moindre des problèmes de cette adaptation, d’autant plus que Elba a les épaules, au sens propre comme au figuré, pour camper un tel personnage. Oui mais du coup, me demanderont les esprits angoissés, comment le film va-t-il gérer sa relation avec Susannah, qui voit en Roland l’archétype du Blanc esclavagiste ? Hé bien, on s’en fout, puisqu’il n’y a pas de Susannah. Pas de Eddie Dean non plus d’ailleurs, et pas de Ote : il n’y a que le jeune Jake Chambers qui, pour avoir un rôle important à l’écrit, n’avait tout de même pas un rôle “central” qui aurait permis de faire l’économie de tous les autres. Mais Jake est un ado, et les ados, contrairement aux noires andicapées qui militent pour les droits civiques et aux trentenaires toxicomanes, sont les figures tutélaires du cinéma américain le plus insipide, celles qui permettent de transformer n’importe quel scénario en teenage-movie générique. C’est peut-être ce qu’il y a de plus déplaisant dans cette adaptation : l’impression d’assister à l’histoire de Jake, qui essaye de trouver une figure paternelle dans un pistolero mal embouché qu’il a peut-être entièrement imaginé. N’oublions pas que, selon un procédé qui n’a comme équivalent que le tracé à la règle des frontières africaines au 19ème siècle, l’adaptation exploite la première moitié du premier livre, la seconde moitié de l’avant-dernier et néglige tout le reste. Pour vous donner un point de comparaison, ce serait un peu comme si en tournant le Seigneur des Anneaux, Peter Jackson n’avait conservé que Frodon et Sam Gamegie, raconté leur traversée de la Comté et puis, sans transitions, les avait expédiés au sommet du volcan du Mordor pour qu’ils y balancent l’anneau, le tout en s’intéressant prioritairement à ce qu’éprouve Sam dans sa relation avec Frodon. Quant on essaye de raccrocher ce qu’on voit et ce qu’on a lu, le résultat est tellement bourré de raccourcis qu’il en devient très vite surréaliste et incompréhensible. Même sa nature d’oeuvre-méta au centre du processus créatif de Stephen King passe à la trappe, ou plutôt les références et les clins d’oeil (la rose, les références aux autres écrits de King) sont livrés à l’état brut, sans le moindre début d’explication. En somme, dès qu’il était possible de foirer quelque chose, toutes les parties prenantes se sont abandonnées à leur pulsions destructrices : comme si l’idée même d’une adaptation de la Tour Sombre n’était pas déjà viciée à la base, il semble que réalisateur, scénaristes et producteurs se soient ligués pour véritablement ne laisser aucune chance à cette adaptation qui figure clairement parmi les plus beaux ratages de la décennie.

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  • Samuel Publié le 26/11/2017

  • user-thumb
    5_pen_2_fr (435 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-onStar-off

    Sa critique : Les romans de Stephen King sont très nombreux et pourtant je n’en ai lu que peu. C’est le cas de "La Tour Sombre". Il ne m’est donc pas possible d’effectuer un parallélisme ou une comparaison de l’adaptation cinématographique avec l’ouvrage. J’ai cependant découvert cette histoire fantastique avec beaucoup de curiosité.Le style de S. King est souvent bien trouvé, incluant des éléments surnaturels dans le monde réel. Il s’agit donc d’une histoire intéressante, du moins de mon point de vue, en tant qu’amateur de fantastique. Une histoire qui parfois m’a fait un peu penser à "Hunger Games" même si cela n’a rien à voir, à part le fait que des enfants jouent un rôle de " sacrifiés ". Une autre pensée qui m’a traversé l’esprit est celle de "Westworld", vu le mélange d’éléments du Far-West avec de la technologie. D’ailleurs cet univers mêle pas mal de genres : western, post-apo, fantasy et un peu horreur.Les atmosphères sont souvent anxiogènes mais cela n’en fait pas un film d’horreur pour autant. On voit quelques passages effrayants bien sûr, mais cela reste " soft ". Certains plans sont superbes, les décorateurs et photographes ont fait un bon travail. Aussi de façon générale l’histoire amène des débats sur beaucoup de sujets.Pour parler des acteurs, le jeune Tom Taylor est un comédien prometteur, il a beaucoup de naturel, je trouve. Matthiew McConaughey, acteur caméléon, peut tout jouer et il le montre encore ici en avatar démoniaque, toujours avec classe. Les acteurs secondaires sont basiques, ils font leur job, sans plus.Les scènes d’action du Pistolero (Gunslinger en VO) sont très travaillées, l’acteur Idris Elba ("Thor", "Star Trek",…) aussi ne s’en tire pas mal, sans mauvais jeu de mots ! A ce propos, beaucoup de scènes sont justement centrées sur ce Pistolero, et souvent j’ai pensé qu’on aurait dû intituler le film " Le (dernier) Pistolero " plutôt que " La Tour Sombre ". Par la suite je me suis renseigné et il s’agit du premier tome de la série, car c’est bien une série de 8 tomes que Stephen King a écrit ! Il s’avère donc que cet univers de roman est bien plus dense que ce que le film laisse paraître.On peut donc inévitablement voir quelques petits défauts au grand écran : d’une part la tour est un élément clé du scénario, cependant les personnages n’y vont jamais, cela reste quasiment un MacGuffin* – oserais-je dire " pour le moment ", dans le cas où d’autres chapitres voient le jour en version ciné (?). D’autre part vu le temps relativement court de la séance (1h35), cela laisse peu de place au développement des personnages, et quelques passages m’ont interpellé (ATTENTION spoilers !) : personne ne s’inquiète de la disparition de la mère de Jake et de son beau-père Lon, pas de voisins, amis, collègues… on imagine que c’est une famille assez fermée mais bon… ensuite le pote de Jake, Timmy : quelle est son utilité dans l’histoire ? On ne le voit que deux fois mais il ne sert à rien… lui aussi n’a pas des réactions très " normales ", si j’ai bien compris il vient régulièrement voir Jake et il n’a pas l’air plus inquiet que cela. Une autre chose curieuse est le développement soudain des capacités de Jake, son Shrine (sorte de capacité d’empathie télépathique psychosensorielle). Lorsqu’il revient dans son monde, il arrive à le maîtriser sans problème, et on n’explique pas vraiment comment ni pourquoi. L’origine du principal antagoniste n’est pas expliquée non plus : comment est-il apparu à cet endroit-là ? Certains détails sont interpellants mais pas expliqués : le graffiti sur le Roi Cramoisi, les Tahines, la technologie des portails… bref globalement il y a des lacunes qui probablement sont expliquées dans le bouquin… (fin des spoilers)Ces passages auraient pu être gérés si on avait choisi 1) de ne pas faire traîner d’autres scènes en longueur (une en particulier, celle de l’attaque du village qui m’a semblé durer au moins 15 minutes), et 2) de rallonger le long-métrage d’une petite demi-heure, cela n’aurait pas été plus mal… mais peut-être la production en a-t-elle décidé autrement.En conclusion, mis à part des détails pour les plus pointilleux et probablement aussi les lecteurs du roman original, je dirais que c’est un bon film d’aventure-fantasy et j’ai passé un bon moment. Cela m’a donné envie de découvrir davantage l’univers de La Tour Sombre.*Un MacGuffin est un prétexte au développement du scénario. (cf. Wikipédia).

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