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Blade Runner 2049 (2017)

Thriller, Science-fiction, Action

(23 votes)
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Blade Runner 2049 (2017) dvd

SYNOPSIS :

30 ans après les événements du premier film, un nouveau blade runner, l'officier K du LAPD découvre un secret enterré depuis des lustres qui pourrait plonger ce qui reste de la société dans le chaos. La découverte de K l'entraîne à la recherche de Rick Deckard, un ancien blade runner du LPD disparu depuis trente ans.

Réalisé par :

Denis Villeneuve

PHOTOS DU FILM :

FORMAT DISPONIBLE Audio Sous-titres Public Durée IMAGE SON Pays
Blu-ray
Blu-ray 3D
DVD
FREN FRNL 16 163 Min 16/9 compatible 4/3 Dolby Digital États-Unis
3 critiques
Trier par :

    Anne Publié le 03/01/2018

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    5_pen_3_fr (761 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-onStar-off

    Sa critique : Je conserve un vague souvenir de la version de 1982 mais j'ai retrouvé son ambiance dans l'approche de Villeneuve : sombre, épurée, sobre et ... lente, très lente. C'est cette lenteur qui me fait mettre "seulement" 4 étoiles - avis purement subjectif, évidemment. Avec le recul, la majesté de l'oeuvre m'apparait de mieux en mieux : Villeneuve parvient à fasciner le spectateur en (re)posant les questions existentielles essentielles : qu'est-ce qu'être humain ? où s'arrête la frontière entre IA et humain ? quel avenir pour la planète ? Il parvient à prolonger (et clôturer ?) le scénario des années 80, sans strass mais avec brio.Un film majeur, qui augure (je l'espère) de la qualité de la potentielle refonte de Dune.

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  • Samuel Publié le 26/11/2017

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    5_pen_2_fr (466 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-onStar-on

    Sa critique :  Ayant vu "Blade Runner" (R. Scott, 1982) non pas lors de sa sortie mais environ 20 ans plus tard, j'ai toujours été fasciné par la thématique des robots et de comment les romans de science-fiction exploitent la ligne très mince entre leur humanité et ce qui en fait des machines. C'est totalement le sujet de "Blade Runner 2049", suite directe de l'adaptation de 1982, elle-même transposée depuis le roman de 1976 de Philip K. Dick "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?".La réalisation du Denis Villeneuve ("Arrival", 2016) est bien une suite de "Blade Runne"r très réussie et offre un hareng rouge (fausse piste) pendant les quatre cinquièmes du film ! Denis Villeneuve est un Canadien qui commence à se faire connaître, et il semble qu'il souhaite se risquer à l'adaptation de "Dune", chef-d'œuvre de SF écrit par Frank Herbert en 1980 et déjà porté à l'écran par David Lynch en 1984, puis en série télévisée de 3 épisodes dans les années 2000.Revenons-en à "Blade Runner 2049". Le jeu des acteurs est tout à fait correct. Ryan Gosling, incarnant le personnage principal, s'en tire assez bien, Robin Wright est aussi remarquable, et c'est surtout Jared Leto, personnage secondaire pourtant, qui m'a le plus marqué. Harrison Ford cependant n'a plus aucun charisme...Les ambiances sont différentes selon les lieux, elles dépeignent un Los Angeles dans un futur dystopique tout en contrastes, le tout est superbement bien rendu ; on voit clairement la "patte" du réalisateur sur le résultat visuel.La musique également est très caractéristique, dans le même esprit que celle de "Blade Runner" de 1982, et pour ce second épisode, ce n'est plus Vangelis mais Hans Zimmer aux commandes, et elle est tout aussi prenante et charismatique.Les décors, ambiances et éclairages sont superbes, et surtout la plupart des scènes - époustouflantes à de nombreuses reprises - ont été réalisées sans fond vert ! En effet Denis Villeneuve a souhaité filmer avec des vrais décors, ce qui a enchanté les acteurs, comme à l'époque du Blade Runner de 1982 où les effets spéciaux n'étaient pas aussi poussés qu'aujourd'hui. Bien sûr il faut s'attendre à des effets spéciaux, mais la majeure partie de ce qu'on voit à l'écran a réellement été physiquement présent autour des acteurs.En parlant de l'équipe du film, Ridley Scott, réalisateur du premier épisode donc, est ici producteur exécutif, et son fils, Luke Scott, a réalisé trois courts-métrages assurant le lien entre les deux épisodes. Un court métrage anime de Shinichir? Watanabe (connu pour la série animée Cowboy Bebop, 1998) complète cette mini-trilogie située entre les deux long-métrages. Vous pouvez les visualiser tous trois en ligne (27 minutes en tout) :  - Black Runner Black Out 2022  (S. Watanabe – 15 minutes)- 2036: Nexus Down (L. Scott – 6 minutes)- 2048: Nowhere to Run (L. Scott – 6 minutes)Encore quelques petites choses sur Blade Runner 2049. Personnellement j'ai vu des parallélismes avec certaines références comme : "Hamlet" (pièce de W. Shakespeare, 1599) pour la fameuse phrase "être ou ne pas être" ; "2001 L'Odyssée de l'Espace" (S. Kubrick, 1968) pour le côté anticipation et la réflexion apportée, et bien sûr "A.I. Intelligence Artificielle" (S. Spielberg, 2001) pour l'univers visuel.On peut clairement voir des publicités durant la projection (j'ai remarqué Sony, Peugeot, Coca-Cola, il est possible qu'il y en ait d'autres…), néanmoins cela ne nuit nullement à l'intrigue.Il y a beaucoup d'autres choses à dire sur le film, et notamment sur son interprétation, mais cette fois je ne souhaite pas spoiler, ou plutôt "divulgacher" (en clin d'oeil aux origines du réalisateur) !Aussi j'ai noté au moins 3 scènes de tabagisme, pas très utiles en soi, cependant en restant à la fin du générique, une phrase indique clairement qu'aucune indemnité financière n'a été reçue de l'industrie du tabac dans le cadre de ce projet. Cette transparence m'enchante !La séance est d'une durée de 2h40 mais l'action et l'intrigue sont vraiment bien mis en scène et on ne voit pas le temps passer. La scène finale cependant me laisse perplexe… En guise de conclusion, je vous laisserais sur cette question : qu'est-ce qu'être humain, finalement ?

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  • Marc Publié le 12/10/2017

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    5_pen_3_fr (1831 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-onStar-on

    Sa critique : Davantage que Alien, Star Wars et Star Trek réunis, traiter le mythe Blade Runner 35 ans après sa sortie était un défi gigantesque. Il existe en effet certaines différences fondamentales entre tous ces classiques : les trois oeuvres citées en préambule furent des succès massifs dès leur sortie et, toutes proportions gardées, représentants d’un Science-fiction nettement plus ciblée : film d’horreur spatial pour l’un, space-operas ronflants pour les autres. Dans le cas de Blade Runner, on se situe à une toute autre échelle, en raison de la transformation d’un film ignoré, dédaigné, parfois même considéré comme un navet sans importance, à ce qui est aujourd’hui perçu comme un représentant de l’élite de la science-fiction, une oeuvre à la fois somme et fondatrice sur le plan esthétique comme sur le thématique. Aurais-je été contemporain de sa sortie en 1982 que je n’y aurais pas forcément vu une oeuvre mémorable...alors que je l’ai finalement regardé quand son aura de chef d’oeuvre était déjà bien établie, après un brillant jeu vidéo, des versions démontées et remontées en pagaille et un véritable culte de geeks prêts à s’écharper mortellement sur l’éventuelle nature de réplicant de Rick Deckard. On ne pouvait donc pas traiter un tel projet par dessus la jambe...et Villeneuve gardait aussi probablement à l’esprit que quelque soit son degré de réussite, le film serait de toute façon condamné par le frange la plus extrémiste de l’intelligentsia geek (et même cultureuse, Blade runner ayant profité de la porosité des frontières entre les deux mondes). Levons tout de suite toute ambiguïté, “Blade Runner 2049” est une grande réussite...peut-être pas la plus grande réussite dont on ait pu rêver, mais une grande réussite tout de même et surtout, un film dont la qualité, à l’instar de celle de son prédécesseur, ne sera sans doute pas tributaire des années qui passeront. En se projetant quelques mois en arrière il y a de quoi sourire lorsqu’on songe au nombre de personnes qui ne pouvaient voir, dans le scénario tenu secret de ce nouveau Blade Runner, qu’un dilemme “Réplicant/pas réplicant” ou une histoire de menace planétaire susceptible d’anéantir la race humaine. C’était accorder bien peu de crédit à Villeneuve que de penser qu’il allait succomber à l’un de ces deux poncifs de la SF la plus alimentaire. Sans dévoiler quoi que ce soit de l’intrigue en question, il suffit juste de savoir que le scénario est bon, très bon même si on le compare à ces autres monuments de la science-fiction récemment réactivés que sont “Star wars”, “Star trek” et “Alien” : en y mettant un peu du sien, on se fait balader sans trop de mal par un scénario relativement malin, qui parvient même à déjouer certaines attentes qu’on avait planquées sous le tapis en espérant être surpris. Pourtant, même s’il est plutôt convaincant, “Blade Runner 2049” n’est pas un film où le scénario prime, et Villeneuve ne prend même pas la peine de surligner les twists et retournements de situation à grands renforts de punchlines définitif et d’envolées sonore dramatiques . On s’y attendait déjà nettement plus mais ”Blade runner 2049” n’est pas non plus un film riche en action, en tout cas pas plus que ne l’était la version de 1982, et les rares séquences un peu nerveuses en restent à une échelle strictement humaine, sans explosions maousses et dogfighting entre voitures volantes. De là à le taxer de “Film d’auteur”, il y a tout de même une marge mais il est clair que le film de Denis Villeneuve, intimiste et introspectif, est une anomalie dans le contexte de blockbusters contemporains toujours plus assoiffés d’effets et de scènes à couper le souffle. Esthétiquement pourtant, le résultat tutoie certains sommets, non par ce qu’il montre mais par ce qu’il laisser deviner et ressentir : n’importe quel tâcheron peut filmer le survol d’une mégapole futuriste en plan aérien...mais peu parviennent, en dévoilant un damier de constructions brutes plongées dans l’obscurité, seulement troué de quelques avenues clinquantes dédiées aux plaisirs vulgaires, à rendre compte du sentiment de finitude inéluctable qui imprègne Blade Runner : la démesure architecturale, l’évocation de l’expansion spatiale de l’espèce humaine et l’agressivité clinquante du marketing ne font jamais oublier l’état de profonde dépression de cette humanité, dont très peu de représentants apparaissent à l’écran, tout simplement en train de crever. Aucun élément n’est de trop dans “Blade runner 2049” : que ce soit l’hologramme de compagnie upgradable du Blade Runner K, le bureau impersonnel de sa supérieure hiérarchique, les publicités en russe ou en chinois ou l’usine clandestine de traitement de pièces mécaniques, chacun de ces petits éléments apporte sa pierre à l’édifice de définition du Zeitgeist de leur époque. On se trouve donc face à un film très beau, très long, très lent...mais rien qui explique encore sa réussite. Pour atteindre ce degré de satisfaction abstrait, il faut des éléments non moins impalpables et Villeneuve, en renversant avec résolution les règles tacites qui régissent les notions de remake, de reboot, de fausse suite et de spin-off, a sans doute emprunté l’unique voie envisageable pour que son film ne constitue pas une déception cuisante. Plutôt que de succomber à l’orgueil de concevoir “son” Blade runner, Denis Villeneuve a préféré tourner, en quelques sorte, la dernière partie de celui de Ridley Scott, dont il s’approprie l’univers et l’imagerie avec talent mais surtout une humilité remarquable pour un cinéaste en pleine ascension comme lui . “Blade runner 2049” ne cherche jamais à dépasser son modèle ni, tout assuré de ses possibilités techniques et de sa capacité à assimiler presque quatre décennies de codes SF supplémentaires, à le renvoyer au rang d’une aimable vieillerie. Il ne fait que nous proposer d’y replonger une dernière (?) fois, d’en humer les odeurs de pluie acide et de cendre, d’en explorer les recoins obscurs et abandonnés, d’éprouver la solitude et l’inaccomplissement qui caractérisent ses habitants et, surtout, de régler le problème de cette fin ouverte en 1982. Il n’est pas jusqu’aux nappes de synthé Vangelisiennes, revues et corrigées par James Horner, qui ne contribuent pas efficacement à cette entreprise de modernisation mimétique. Respectueux, peut-être trop pour ceux qui estiment que le cinéma doit toujours aller de l’avant, du bibelot de luxe qu’on lui a mis entre les mains, Villeneuve n’en oublie pourtant pas d’ouvrir son univers, de laisser entrevoir d’autres facettes, d’autres réalités, dans ses notions géographiques étendues comme dans ses aspects domestiques les plus intimes, de ce monde à l’agonie. Ce faisait, il réussit exactement là où “Alien : covenant” , tout occupé à cloisonner ses opérations de chasse au monstre, avait échoué. D’ici quelques mois, je vérifierai si mon intuition que “Blade runner 2049” a en lui l’étoffe d’un classique qui se bonifiera avec le temps et dévoilera de nouveaux détails à l’issue de nouvelles visions, était correcte : en attendant, la capacité de Villeneuve à déjouer les pronostics, à s’effacer derrière son film et à s’approprier un univers parmi les plus exigeants du cinéma populaire, laisse présager de bien bonnes choses si son engagement sur un nouveau “Dune”, sans doute un défi de la même ampleur, se concrétisait…!

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