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Ready Player One (2018) 3d_icon

Action, Aventure, Science-fiction

(13 votes)
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Ready Player One (2018) bluray3d

SYNOPSIS :

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'oeuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts, qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant...

Réalisé par :

Steven Spielberg
 
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PHOTOS DU FILM :

FORMAT DISPONIBLE Audio Sous-titres Public Durée IMAGE SON Pays
Blu-ray
Blu-ray 3D
DVD
FREN FRNLEN 12 139 Min 16/9 (2.40:1) DTS HD États-Unis
4 critiques
Trier par :

    Marc Publié le 19/04/2018

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    5_pen_3_fr (1857 CRITIQUES)
    Voir toutes ses critiques
    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-offStar-off

    Sa critique : Il y a toujours une part de saine méfiance à avoir avec les films annoncés au préalable comme des succès massifs et de véritables révolutions cinématographiques, a fortiori lorsqu’ils sont signés d’un des plus grands réalisateurs encore en activité...qui a toutefois davantage déçu que séduit ces dernières années. Pour ceux qui espèrent avant tout retrouver le grand pourvoyeur de ces serials Eighties endiablés, émouvants et parfois même un peu effrayants, le défi sera amplement relevé tant ‘Ready player one’ n’est jamais loin de renouer avec les plus belles pages du cinéma d’aventure familial de leur enfance. Petite précaution à l’usage des amateurs de Science-Fiction, il ne s’agit en aucun cas ici d’une authentique production Hard-SF, pas même, en dépit des apparences, d’une dystopie futuriste mais de la dernière incarnation en date de l’immortelle logique du Blockbuster d’aventures Spielbergien, ici plus proche de ‘Scott Pilgrim’ que de ‘Matrix’, avec ses héros ambivalents et ses méchants détestables, transposée dans un contexte où la Réalité Virtuelle et la Réalité Charnelle sont à la fois plus imbriquées et plus distantes que jamais. Techniquement, le résultat fait forte impression : au-delà des possibilités visuelles infinies offertes par le concept d’un univers virtuel en constante évolution, on passe des passages “Live” aux séquences (majoritaires) en motion-capture sans même le remarquer. Evidemment, l’imbrication des multiples dimensions d’un univers virtuel parfois fantaisiste ou au contraire miroir scrupuleux du réel ne suscite plus l’émerveillement ou l’incrédulité qu’ils pouvaient provoquer il y a encore seulement une quinzaine d’années, et le film s’amuse à semer le trouble lorsqu’on prend acte du fait que, bien que la lutte dans le monde virtuel doive objectivement servir le Réel, ce dernier et ses habitants ne semblent pas plus importants, et ne suscitent pas plus d’empathie que leurs avatars numériques : la raison n’est pas à chercher du côté de la progression constante du rendu des images et des mouvements numériques vers toujours plus de réalisme et “d’humanité”, plutôt d’un tour de passe-passe en charge d’emmener le spectateur exactement là où le réalisateur, qui n’étale le dernier cri technologique que pour imposer la suprématie de l’art séculaire du conteur d’histoire qu’il est resté, le souhaite : là où avec ‘Sucker punch’, Zack Snyder mettait un foisonnement d’univers imaginaires au service de l’allégorie, Spielberg s’en sert comme de simples auxiliaires à la narration. D’ailleurs, on aurait tort de cantonner ‘Ready player one’ à son laïus un brin usé sur le capitalisme qui détruit dans le même mouvement la créativité et bonheur humain ou à la reconnaissance, par un réalisateur en fin de carrière, d’une culture geek qu’il aura contribué à établir, et dont les plus attentifs s’amuseront à repérer les - probables - centaines d’occurrences tout au long du film. Et franchement, la petite leçon de morale sur le Réel-qui-est-bien-plus-important-que-le-Virtuel-même-si-c’est-plus-moche me semble un peu simpliste et ressemble plus à une concession au public le plus conservateur qui a décidé une fois pour toute ce qu’il souhaitait retenir d’un film. Une fois de plus, en grattant un peu, on découvre dans ‘Ready player one’ une oeuvre Meta bien plus personnelle qu’il n’y paraît dès lors qu’on l’aborde par le biais de la création qui échappe à son créateur ou d’un recyclage sans fin d’une pop-culture mondialisée que son statut de fiction inter-subjective rend bien plus “réelle” que nombre de variables du monde matériel. Difficile, aussi, de ne pas percevoir la mise en abîme effectuée par un cinéaste trop vieux pour bouleverser le système hollywoodien de fond en comble, mais encore assez vif pour lui infliger de temps à autre une petite leçon d’humilité et lui rappeler que s’il veut perdurer, le cinéma doit s’inclure dans un processus de continuité et cesser de penser en terme d’instantanéité, qu’elle soit économique ou autre. Dorénavant, Spielberg fait des films sur Spielberg, qu’il ait les traits d’un Géant créateur de rêves ou d’un concepteur de jeux vidéo qui disséminerait des Easter Eggs à l’usage ses successeurs potentiels...et cela ne les rend que plus passionnants à décortiquer

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