Aquaman (2018)

Action, Fantastique, Aventure

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Aquaman (2018) dvd

SYNOPSIS :

Personnage légendaire depuis 70 ans, Aquaman est le Roi des Sept Mers, régnant à contrecoeur sur Atlantis. Pris en étau entre les Terriens qui détruisent constamment la mer et les habitants d'Atlantis prêts à se révolter, Aquaman doit protéger la planète tout entière...

Réalisé par :

James Wan
 
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PHOTOS DU FILM :

FORMAT DISPONIBLE Audio Sous-titres Public Durée IMAGE SON Pays
Blu-ray
Blu-ray 3D
DVD
FRENDEIT FRNL 12 137 Min 16/9 (2.40:1) Dolby Digital États-Unis
1 critique
Trier par :

    Marc Publié le 04/08/2019

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    5_pen_3_fr (2007 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-offStar-offStar-off

    Sa critique : Avec son milliard de recettes à travers le monde, l’homme de l’Atlantide a sauvé un univers cinématographique DC qui chancelait dangereusement sous le poids des critiques dédaigneuses et d’un box-office tout juste potable. Le personnage ayant déjà fait une apparition dans ‘Justice league’ sous la forme d’un ersatz goguenard et porté sur la bouteille de Thor, il n’était plus impératif de le présenter et, pour le blockbuster dont il tient la vedette, Arthur Curry/Aquaman se retrouve simplement impliqué dans les luttes dynastiques atlantes, dont l’issue risquerait d’entraîner un conflit entre le monde sous-marin et le monde de la surface. Sans surprises, le film se positionne quelque part entre le traditionnel apprentissage initiatique du statut de Super-Héros et une variation sous-marine de la geste arthurienne puisqu’il y est question d’une arme magique à récupérer pour asseoir la légitimité royale. Coincé dans ces sources d’inspiration très voyantes, ‘Aquaman’ ne parvient pas vraiment à trouver un ton qui lui soit propre, et se cantonne à proposer une quête héroïque à aborder au premier degré, qui se double d’une non moins prévisible quête d’identité. Il est toutefois un élément où on peut reconnaître au résultat une véritable originalité, et c’est dans le constat qu’il se déroule à 95% sous la surface de l’océan, cas assez unique dans les anales du film de superhéros. L’action n’en reste pas moins lisible la plupart du temps mais on déplorera un paquet d’images numériques baveuses, dont la qualité visuelle médiocre est inacceptable dans un blockbuster de cette envergure. De même, la touche visuelle de la chose reste fort incertaine : les lignes modernes et élégantes des vaisseaux et d’une partie de l’architecture civile atlante rompent agréablement avec l’idée qu’on s’est fait de toute éternité des royaumes abyssaux ...mais on n’échappe pas pour autant aux chevaucheurs d’hippocampe, aux pieuvres qui jouent des percussions, et à certains décors qui renouent avec une esthétique “Petite sirène” gluante et phosphorescente. Même si ‘Aquaman’ s’efforce d’incarner un état d’esprit plus léger que les autres superproductions DC, la sauce ne prend que moyennement, et les personnages (ainsi que ceux qui les incarnent) en sont les premiers responsables : Amber Heard, qui n’a décidément pour elle que son joli minois, échoue complètement à imposer sa princesse Méra qui devait être à la fois intelligente, belliqueuse et objet de la convoitise sentimentale d’Aquaman : ce dernier reste d’ailleurs assez sommairement caractérisé pour un personnage de premier plan, mais il ne faut pas oublier que Jason Momoa n’a jamais été aussi convaincant que quand il grondait “Khaleeeesi” dans sa barbe. Pas mieux du côté des antagonistes dont on ne sait pas qui est le plus navrant entre un Patrick Wilson en Prince Orm péroxydé et un Black Manta qui joue les pièces rapportées. Tout, dans cet ‘Aquaman’ capable de passer de la maîtrise esthétique à la laideur et du souffle épique à la platitude en un clignement d’oeil, est donc bancal, maladroit, boiteux : malgré tout, le spectacle est suffisamment écrasant pour se laisser suivre mais carton au box-office ou pas, DC reste encore à des kilomètres de Marvel en terme d’efficacité et d’humour ...même si je concède que, compte tenu du fait que cet abominable homme des mers est, comment dire, intrinsèquement un peu ridicule, on ferait bien de se satisfaire de la vision que James Wan en offre, et qui aurait pu être mille fois pire.

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