Dark Waters (2019)

Emotion/drame, Historique, Biographie

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Dark Waters (2019) dvd

SYNOPSIS :

Robert Bilott est un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques. Interpellé par un paysan, voisin de sa grand-mère, il va découvrir que la campagne idyllique de son enfance est empoisonnée par une usine du puissant groupe chimique DuPont, premier employeur de la région. Afin de faire éclater la vérité sur la pollution mortelle due aux rejets toxiques de l'usine, il va risquer sa carrière, sa famille, et même sa propre vie...

Réalisé par :

Todd Haynes
 
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PHOTOS DU FILM :

FORMAT DISPONIBLE Audio Sous-titres Public Durée IMAGE SON Pays
Blu-ray
DVD
FREN FRNLEN 10 122 Min 16/9 compatible 4/3 Dolby Digital États-Unis
1 critique
Trier par :

    Marc Publié le 01/07/2021

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    5_pen_3_fr (2224 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-offStar-off

    Sa critique : Malgré de fortes ressemblances, “Dark waters’ n’est pas seulement une autre “histoire inspirée de faits réels”, qui serait plus ou moins le pendant masculin de celle de Erin Brockovich : les années 90 sont bien loin, et il s’agit moins de célébrer une réussite individuelle que de dénoncer la corruption d’un système entier, et le coût élevé d’une hypothétique victoire contre lui. Robert Billot, avocat de Cincinnati spécialisé dans le droit des entreprises, entreprit à la fin des années 90, une croisade contre le géant de la chimie DuPont, accusé de déverser des produits toxiques dans les cours d’eau proches d’une de ses usines. La procédure, qui s’étala sur près de vingt ans, révéla au passage au grand public la haute toxicité du téflon, dissimulée par DuPont et dont la molécule se retrouverait aujourd’hui dans la totalité des organismes humains de la planète, et aboutit à un dédommagement record de l’entreprise pour chacun des 3500 plaignants ayant été frappé par une maladie liée à la pollution des alentours du site. On connaît les objectifs de ce genre de film : démontrer la primauté de la justice sur les profits (on a quand même de plus en plus de mal à y croire, surtout quand les seconds ont le “droit” avec eux), souligner le combat acharné de Billot, qui mit sa vie privée entre parenthèses pendant deux décennies pour que la vérité triomphe mais aussi dénoncer l’absurde inefficacité des services publics américains, qui ignoraient même la nature de ce qui était rejeté dans les cours d’eau puisque pour que cette information soit en leur possession, elles devaient s’en remettre à l’honnêteté et à la probité des entreprises chimiques. ‘Dark waters’ est un “film à caractère informatif” de plus, pas le meilleur, pas le moins bon, dont la confection est ce qu’il a de plus surprenant à dévoiler puisque c’est Todd Haynes, plutôt spécialisé en mélodrame oniriques ou un peu expérimentaux, qui est en charge de cette démonstration cadrée et rigoureuse.

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