Star Wars Episode IX : L'Ascension de Skywalker (2019) 3d_icon

Action, Fantastique, Aventure

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Star Wars Episode IX : L'Ascension de Skywalker (2019) bluray3d

SYNOPSIS :

La conclusion de la saga Skywalker. De nouvelles légendes vont naître dans cette bataille épique pour la liberté.

Réalisé par :

J.J. Abrams
 
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PHOTOS DU FILM :

FORMAT DISPONIBLE Audio Sous-titres Public Durée IMAGE SON Pays
Blu-ray
Blu-ray 3D
DVD
FREN FRNL all 141 Min 16/9 (2.40:1) DTS HD États-Unis
1 critique
Trier par :

    Marc Publié le 06/01/2020

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    5_pen_3_fr (2126 CRITIQUES)
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    Sa cotation : Star-onStar-onStar-onStar-offStar-off

    Sa critique : Abondamment étudié dans les départements marketing, le “Whaou-effect”, que je préfère rebaptiser le “Oh-putain-effect”, simplement parce que l’un sort beaucoup plus naturellement que l’autre, explique beaucoup de choses au sujet de ce nouvel épisode de Star Wars, chargé de mettre un point final à toute la saga de la famille Skywalker : quand vous laissez échapper une interjection spontanée de ce type, qu’elle soit de surprise, d’émerveillement, de terreur, c’est qu’un film - ou un livre, ou un album, ou un jeu vidéo - a réussi son pari : par la grâce d’une seule scène miraculeuse, il vous permet de considérer avec davantage de bienveillance ce qui ne suscitait jusque là qu’une appréciation mitigée et vaguement insatisfaite. Afin de bénéficier de ces retombées positives, cet ultime Star Wars propose ainsi un affrontement final titanesque et qui ne manque pas de panache, ce qui lui permet de se hisser à la hauteur de la Bataille de Yavin ou de celle d’Endor...et lorsque s’ouvre le générique de fin, on convient qu’on est loin d’avoir passé un mauvais moment...ce qui est à la fois vrai et faux : vrai, parce que Star Wars a toujours été et restera un divertissement efficace, lisible et suffisamment institutionnalisé pour susciter une forme d’adhésion automatique, pour une question de loyauté et de familiarité avec cet univers, comme si on retrouvait un vieux pote dont on a depuis longtemps renoncé à s’offusquer des défauts et des faiblesses. Faux, parce qu’en réfléchissant bien à toutes les caractéristiques intrinsèques qui façonnent les Blockbusters inoubliables et en se rappelant qu’on a oublié le contenu des épisodes 7 et 8 aussi rapidement que celui d’un bouzin à la ‘Transformers’, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser. Après les sorties de route singulières mais diversement appréciées de Rian Johnson, J.J. Abrams a repris fermement les rênes de la Nouvelle Trilogie...et J.J Abrams, c’est le roi du fan-service, qui souffre d’un syndrome de Stockholm prononcé avec le mythe dont il a la garde. Il n’est donc guère étonnant qu’on retrouve dans l’épisode 9 tout ce qui avait déjà fait tiquer dans le 7 : cette impression que les épisodes 4 à 6 ont été jetés dans un grand shaker et que leurs scènes saillantes et leurs dialogues cultes en sont ressortis sous une forme légèrement altérées avant d’être saupoudrés tout au long du film. C’est d’abord charmant lorsqu’on n’y voit qu’un clin d’oeil de connivence avec le public, puis irritant lorsque ça vire au procédé mécanique. Jusqu’à ce que survienne le climax des vingt cinq dernières minutes, les scènes s’enchaînent à un bon rythme dans la tradition StarWarsienne, ni repoussantes ni désagréables, mais elles ne parviennent jamais à susciter un enthousiasme plus prononcé que, mettons, n’importe lequel des Marvel de l’année. Dans le même ordre d’idées, les “révélations” promises par cette conclusion ne provoquent même pas un demi-haussement de sourcils, même si je me demande s’il reste encore des spectateurs à n’avoir pas remarqué que la trame générale de la franchise est cousue de fil blanc. Pourtant, pour quelque chose qui conclut neuf films figurant parmi les plus gros succès du box-office historique, on ne pouvait pas s’empêcher d’espérer naïvement un sursaut, un miracle, quelque chose qui vienne expliquer pourquoi Star Wars est, depuis 42 ans, une des figures de proue de la pop-culture mondiale...et ce miracle n’a pas eu lieu : son maître d’oeuvre, pourtant héritier adoubé des fondateurs, se contente d’animer un spectacle forain coloré et pétaradant, auquel ne manque pas un poil d’ewok tant est patente l’ambition de satisfaire tout le monde, du fan hardcore qui dort dans son cosplay Stormtrooper au dernier des néophytes, et l’une des clés pour y parvenir est de s’assurer que rien ne soit jamais définitif. Peut-être que trop d’années ont passé, qu’on est trop vieux...peut-être n’est-on simplement plus capable d’apprécier le premier degré forcené de ce qui n’est au fond que de la Science-Fiction pour enfants, et cela fait d’autant plus regretter ce whaou-effect ininterrompu de deux heures qu’on éprouvait à chaque fois qu’on lançait l’épisode 4, 5 ou 6 quand on avait 8 ou 10 ans. Pourtant, je suis encore capable de me souvenir de ce que ça faisait, à l’époque, et regarder ces vénérables fondateurs reste un immense plaisir encore aujourd’hui...alors que je reste peu convaincu qu’un gamin du même âge en 2019 puisse considérer Star Wars comme un spécimen à part dans la longue liste de Blockbusters dont il se goinfre tout au long de l’année. Tout finit par mourir, ce qui était autrefois un phénomène unique s’est lentement transformé en divertissement haut-de-gamme mais banal et dépourvu de magie : un “produit de consommation” ou un “parc d’attraction” comme disait Scorsese, qu’on apprécie sur le moment parce qu’on sait d’instinct que ce n’est pas le genre de choses dont on se rappelle vraiment sur la durée. Je n’aurais jamais pensé dire ça mais alors que se termine une saga qui a beaucoup compté pour moi, ce n’est pas la nostalgie et les regrets qui prédominent mais bien une forme de soulagement.

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